Sommaire de l'article
- Peut-on emporter un drone en Mongolie ?
- Aucune interdiction à l’importation
- La déclaration en douane à l’arrivée
- Faut-il un permis pour piloter un drone en Mongolie ?
- Enregistrement obligatoire auprès de la CAAM
- Coût, délai et anticipation
- Le cas des mini-drones de moins de 250 g
- Les règles de vol à respecter une fois sur place
- Les zones interdites
- Où photographier la Mongolie en drone
- Batteries de drone en avion : ce qu’il faut savoir
- Que risque-t-on en cas de non-respect des règles ?
- En résumé
Steppes infinies, dunes du Gobi, lac Khövsgöl entouré de forêts : la Mongolie est sans doute l’une des destinations les plus spectaculaires au monde pour la photographie aérienne. Logique que de plus en plus de voyageurs partent avec un drone dans leur sac. Mais contrairement à ce qu’on lit parfois sur les forums, faire voler un drone en Mongolie n’est pas une démarche informelle : le pays impose un enregistrement officiel auprès de son autorité de l’aviation civile, avec des délais à anticiper avant le départ. Voici tout ce qu’il faut savoir pour ne pas se faire confisquer son matériel à l’arrivée.
Peut-on emporter un drone en Mongolie ?
Aucune interdiction à l’importation
Bonne nouvelle : il n’existe pas d’interdiction nationale d’importer un drone de loisir en Mongolie. Que vous voyagiez avec un DJI Mini, un Air ou un modèle professionnel, vous pouvez le transporter dans vos bagages sans autorisation préalable pour le simple fait de le faire entrer sur le territoire.
La déclaration en douane à l’arrivée
À votre arrivée à l’aéroport de Chinggis Khaan (Oulan-Bator), déclarez votre drone sur le formulaire de douane. Cette transparence évite tout malentendu : les agents douaniers peuvent, si besoin, vous orienter vers l’autorité compétente pour l’enregistrement. Les confiscations restent rares et concernent surtout du matériel professionnel de cartographie ou d’imagerie non déclaré, pas les drones grand public des voyageurs.
Faut-il un permis pour piloter un drone en Mongolie ?
C’est le point que beaucoup de voyageurs ignorent : posséder un drone en Mongolie est libre, mais le faire voler nécessite une autorisation officielle.
Enregistrement obligatoire auprès de la CAAM
Tout pilote, y compris les touristes, doit enregistrer son drone auprès de la CAAM (Civil Aviation Authority of Mongolia), l’équivalent mongol de la DGAC. Cette démarche débouche sur une licence temporaire, généralement valable 30 jours, ce qui correspond bien à la durée moyenne d’un circuit touristique dans le pays.
Il n’existe aucune plateforme en ligne pour cette démarche. Il faut contacter directement la CAAM par e-mail à l’adresse [email protected] (ou par téléphone au +976-11-285013) en indiquant la marque, le modèle et le numéro de série de votre drone, ainsi que votre itinéraire de vol prévu.
Coût, délai et anticipation
- Coût : environ 30 000 MNT, soit 8 à 9 €.
- Délai de traitement : jusqu’à 5 jours ouvrés, parfois davantage en haute saison (juillet-août, période du Naadam).
- Anticipation recommandée : lancez la demande 3 à 4 semaines avant votre départ, car les échanges par e-mail avec l’administration mongole peuvent être lents et nécessiter plusieurs relances.
Astuce pratique : si vous voyagez avec une agence locale (très courant en Mongolie, où l’auto-organisation reste minoritaire hors 4x4 de location), demandez-lui de gérer les démarches CAAM pour vous. De plus en plus d’agences spécialisées dans le Gobi et la steppe centrale proposent ce service, la demande des créateurs de contenu ayant explosé ces dernières années.
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Le cas des mini-drones de moins de 250 g
Sur le terrain, les mini-drones type DJI Mini 3 ou Mini 4 Pro (moins de 250 g) bénéficient parfois d’une tolérance de fait, notamment en dehors des zones sensibles. Mais légalement, la règle mongole ne prévoit pas d’exemption claire pour les drones équipés d’une caméra, quel que soit leur poids. Pour éviter tout risque de confiscation à un checkpoint ou lors d’un contrôle en province, mieux vaut suivre la procédure complète plutôt que de parier sur une tolérance non garantie.
Les règles de vol à respecter une fois sur place
Une fois votre licence temporaire en poche, plusieurs règles encadrent chaque vol :
- Altitude maximale : 120 mètres (400 pieds) au-dessus du sol.
- Vol à vue obligatoire : le drone doit rester visible à l’œil nu en permanence, pas de vol au-delà de la ligne de vue.
- Conditions de vol : uniquement de jour et par temps clair, jamais de nuit ni en cas de vent fort ou de tempête de sable (fréquente dans le Gobi).
- Distance de sécurité aéroports : minimum 4 km de tout aérodrome, y compris les pistes secondaires utilisées par les vols intérieurs vers Ölgii, Mörön ou Dalanzadgad.
Les zones interdites
Certains lieux sont formellement interdits de survol, même avec une licence valide :
- Oulan-Bator centre-ville et bâtiments officiels (palais gouvernemental, ambassades, casernes).
- Zones militaires, parfois non signalées sur les cartes touristiques classiques.
- Sites religieux sensibles, comme le monastère de Gandantegchinlen à Oulan-Bator.
- Événements publics majeurs, notamment le stade du Naadam pendant le festival de juillet.
- Certains parcs nationaux (Gorkhi-Terelj, Hustai National Park) appliquent leurs propres restrictions internes, en plus des règles CAAM. Renseignez-vous directement au poste d’entrée du parc, les consignes pouvant changer d’une saison à l’autre.
En dehors de ces zones, la Mongolie reste l’une des destinations les plus permissives au monde pour le drone : très faible densité de population, immensité des steppes, absence quasi totale d’infrastructures aériennes en dehors des grandes villes.
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Où photographier la Mongolie en drone

Les spots les plus spectaculaires — et généralement les moins contraints réglementairement, à condition de rester loin des infrastructures sensibles — sont :
- Le désert de Gobi, pour les dunes de Khongoryn Els et les canyons de Yolyn Am.
- La steppe centrale, autour de Karakorum, pour les troupeaux et les yourtes isolées.
- Le lac Khövsgöl, dans le Nord, pour les contrastes entre eau turquoise et forêts de mélèzes.
- L’Ouest et l’Altaï, autour d’Ölgii, pour les montagnes et les campements de chasseurs à l’aigle en hiver.
Retrouvez nos itinéraires détaillés pour organiser votre circuit dans notre guide complet de la Mongolie.
Batteries de drone en avion : ce qu’il faut savoir
Les batteries lithium des drones sont soumises aux règles standard du transport aérien :
- Elles doivent impérativement voyager en bagage cabine, jamais en soute.
- Les terminaux doivent être protégés (ruban adhésif, capuchon ou étui isolant) pour éviter tout court-circuit.
- Vérifiez la limite de watt-heure autorisée par votre compagnie aérienne : au-delà de 100 Wh, une autorisation préalable est souvent nécessaire, et les batteries de plus de 160 Wh sont généralement interdites même en cabine.
- Si votre vol transite par Pékin ou Moscou avant de rejoindre Oulan-Bator, gardez en tête que les règles douanières et de sécurité de ces pays de transit peuvent différer de celles de la Mongolie elle-même : mieux vaut se renseigner en amont auprès de la compagnie aérienne.
Pour l’ensemble de votre équipement électronique et vos accessoires de voyage, consultez notre liste complète des accessoires indispensables pour la Mongolie.
Que risque-t-on en cas de non-respect des règles ?
En cas de vol non déclaré ou dans une zone interdite, les conséquences vont de la simple confiscation temporaire du drone à une amende, voire un signalement aux autorités locales dans les cas les plus sérieux (survol de zones militaires ou gouvernementales). Dans l’immense majorité des cas, les voyageurs qui déclarent leur matériel et respectent les zones interdites ne rencontrent aucun problème : la Mongolie n’a pas de posture particulièrement répressive envers les touristes, mais elle attend une démarche transparente.
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En résumé
| Étape | Détail |
|---|---|
| Importation du drone | Libre, à déclarer en douane à l’arrivée |
| Permis de vol | Obligatoire, délivré par la CAAM |
| Coût | ≈ 30 000 MNT (8-9 €) |
| Délai | Jusqu’à 5 jours ouvrés, prévoir 3-4 semaines |
| Altitude max | 120 m (400 pieds) |
| Distance aéroports | 4 km minimum |
| Zones interdites | Oulan-Bator centre, sites militaires, monastères, Naadam |
| Batteries | Bagage cabine uniquement |
Préparer son drone pour la Mongolie demande un peu d’anticipation, mais rien d’insurmontable : un e-mail à la CAAM quelques semaines avant le départ, une déclaration en douane honnête, et le respect des zones sensibles suffisent à voyager l’esprit tranquille. En échange, vous repartirez avec des images aériennes que peu de destinations au monde permettent de capturer aussi librement. Pour compléter votre préparation, consultez notre article sur le budget à prévoir et nos conseils sur les formalités de visa.
Questions fréquentes
Peut-on emporter un drone en Mongolie sans risque à la douane ?
Oui, il n'existe aucune interdiction nationale d'importer un drone de loisir en Mongolie. Déclarez-le simplement sur votre formulaire de douane à l'arrivée : les agents pourront vous orienter vers les démarches d'enregistrement si nécessaire. Les confiscations sont rares tant qu'il s'agit d'un drone grand public et non d'un matériel professionnel de cartographie non déclaré.
Faut-il un permis pour piloter un drone en Mongolie ?
Oui, tout visiteur étranger doit enregistrer son drone auprès de la CAAM (Civil Aviation Authority of Mongolia) et obtenir une licence temporaire, valable environ 30 jours. Il n'existe pas de démarche en ligne : il faut contacter directement la CAAM par e-mail, plusieurs semaines avant le départ.
Combien coûte l'enregistrement d'un drone en Mongolie et combien de temps ça prend ?
Le coût est modeste, environ 30 000 MNT (environ 8 à 9 €). Le traitement de la demande peut prendre jusqu'à 5 jours ouvrés, parfois plus en haute saison. Il est donc conseillé d'entamer les démarches au moins trois à quatre semaines avant le voyage.
Les mini-drones de moins de 250 g sont-ils dispensés d'enregistrement ?
Dans la pratique, les mini-drones type DJI Mini font parfois l'objet d'une tolérance sur le terrain, mais légalement, tout drone équipé d'une caméra est censé être enregistré, quel que soit son poids. Pour éviter tout risque de confiscation, il est recommandé de suivre la procédure complète.
Peut-on faire voler un drone n'importe où en Mongolie ?
Non. Le vol est interdit près des aéroports (4 km minimum), au-dessus d'Oulan-Bator et de ses bâtiments officiels, des zones militaires, de certains sites religieux comme les monastères, et lors d'événements comme le Naadam. Certains parcs nationaux (Gorkhi-Terelj, Hustai) imposent aussi leurs propres règles : renseignez-vous à l'entrée du parc.
Comment transporter les batteries de drone en avion vers la Mongolie ?
Les batteries lithium doivent impérativement voyager en bagage cabine, jamais en soute, terminaux protégés par du ruban adhésif ou un étui isolant. Vérifiez aussi les limites de watt-heure de la compagnie aérienne empruntée pour rejoindre Oulan-Bator, notamment en cas de transit par Pékin ou Moscou, où les règles douanières locales peuvent différer.